Jeudi 28 février 2008
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"Hier, Olivier de la Faire a publié sur un blog généraliste un long texte dans lequel il reproche à la liste UMP d'utiliser des
"moyens pas très Versaillais".
Petit rappel à l'attention de ceux qui ne connaîtraient pas l'histoire. Le très UMP Olivier de la Faire a soutenu publiquement en début de campagne Bertrand Devys. Mais faute d'une place qu'il
pensait "réservée" sur la liste UMP, il a tourné casaque pour apporter immédiatement son soutien à François de Mazières... sans pour autant pouvoir trouver une place dans son équipe. Bien
évidemment il a argumenté avec subtilité sur son revirement en mettant en cause la constitution de la liste et le programme du candidat UMP.
Aujourd'hui, il dénonce pêle-mêle des "méthodes peu glorieuses" sur lesquelles il est important de revenir point par point :
- Un faux sondage paru dans un quotidien ?
Rien ne permet de dire que les données reprises par "le Parisien" sont fausses. Elles n'étaient sans doute pas destinées à
être publiées ce qui explique les approximations techniques sur cette enquête.
Bertrand Devys qui n'est pas le commanditaire de l'étude n'a pas souhaité s'en
faire l'écho bien que les résultats soient largement en sa faveur. Les attaques de tous bords dont il a fait l'objet sur ce point ne sont pas
justifiées. Un nouveau sondage très officiel celui-là devrait être publié prochainement. Il indiquerait des résultats du même ordre.
- Un courrier au ministre de la culture ?
Là encore, ce fait ne concerne en rien Bertrand Devys dont la campagne ne peut que pâtir des relations difficiles entre le Maire sortant et son adjoint à la
Culture. Quand on sait que c'est l'entourage proche de François de Mazières qui s'est sans doute chargé de lancer l'affaire dans la presse en ligne, on est en droit de se demander qui utilise des
méthodes contestables. La rumeur annonçait la publication aujourd'hui de la fameuse lettre dans la presse mais cela n'a pas été le cas. Finalement beaucoup de bruit pour rien. Dans l'intérêt de qui
?
- La publication des présences de FdM aux Conseils Municipaux ?
Ce sont des faits qui peuvent être contrôlés par tous les Versaillais. Pour mémoire, entre 2001 et 2007, Bertrand
Devys a manqué 5 réunions du Conseil Municipal sur 74, 17 Municipalités sur 121 et 0 Commissions des Finances sur 70. De son coté, François de Mazières a été absent à 6 réunions du Conseil
Municipal sur 74, à 51 Municipalités sur 121 et à 59 Commissions Enseignement Culture et Sport sur 66. (Les Municipalités sont les réunions de débat entre tous les adjoints et les chefs de
services).
Ces chiffres donnent des indications sur la manière dont chaque élu considère le travail en collaboration avec sa propre équipe mais également avec
l'ensemble de ses collègues adjoints. A noter que sur la période, la plupart des dossiers de la culture étaient gérés directement entre la Direction de l'Animation de la Cité et le
Maire faute d'une implication suffisante de son adjoint.
- Les faux arguments pour contredire un programme (parking de l’Europe et Multiplex) ?
Une fois encore, il est étonnant de constater que chaque contradiction apportée sur un
élément du projet de François de Mazières est considérée comme fallacieuse. Sur les deux sujets cités par Olivier de la Faire, les propositions de l'adjoint à la culture ont toujours manqué de
précisions. Nous maintenons fermement que
la construction d'une salle de spectacle sur la place de l'Europe sera à la fois très compliquée (compte tenu du site) et
particulièrement onéreuse (compte tenu du contrat d'acquisition du terrain). De même, nous confirmons également que
la réutilisation comme bureaux de
l'espace libéré par l'abandon du Multiplex des Chantiers ne serait pas raisonnablement possible sans modifier radicalement le projet et son équilibre économique. Nous reviendrons
sur ces deux dossiers dans des notes plus détaillées.
- Des attaques personnelles sur les blogs comme «le Mazières Circus» ?
Alors là, nous trouvons qu'Olivier de la Faire manque furieusement d'humour car il ne s'agissait
aucunement d'une attaque personnelle. Bertrand Devys lui-même est caricaturé (moins aimablement) sur le site d'un autre candidat. D'ailleurs, suite à une remarque d'un membre de son équipe de
campagne, le "Grand Mazières Circus" à été retiré immédiatement.
Finalement les arguments d'Olivier de la Faire ne tiennent vraiment pas. Ils sont essentiellement destinés à justifier à posteriori sa volte-face bien embarrassante pour son avenir politique à
Versailles. Mais qu'il se rassure car, contrairement à ce que craint Benoît de Saint Sernin (un autre soutien de FdM) dans les colonnes des "Nouvelles de Versailles" de ce jour, il n'y aura
aucunes représailles après la victoire de Bertrand Devys. Ce n'est pas son genre de pratiques. Et ça c'est vraiment Versaillais !"
Reste cependant un point sur lequel rien ou presque n'est dit, comme si les raisons évoquées par Bertrand Devys se suffisaient à elles-mêmes, c'est "pourquoi un tel retrait".
Bertrand Devys a en très grande partie répondu à cette question dans son communiqué.
Mais il y a un point qu'il n'a pas dit et qui filtre aujourd'hui.
Ainsi l'une des raisons de son retrait est qu'une partie de sa liste voulait un maintien au 2ème tour pour rejoindre ensuite les rangs de la majorité municipale constituée autour de François de Mazières tandis qu'une autre partie voulait au contraire un maintien pour rejoindre ensuite les rangs d'une opposition (résolue) à François de Mazières.
Ces positions antogonistes au sein de la liste Devys expliquent en très grande partie ces volte-faces sur le blog de Bertrand Devys avec tantôt soutien, tantôt critique de François de Mazières.
Avec au milieu des partisans de FdM qui tentent de calmer les débats.
J'ai salué le panache de la décision de Bertrand Devys.
Au regard des fuites qui circulent sur le pourquoi d'un retrait pur et simple, je salue encore plus la sagesse de sa décision et comprends aujourd'hui encore mieux les mots pesés avec grand soin de son communiqué : "Je ne veux pas participer aujourd'hui à la division que j'ai condamnée hier", "Rien ne serait pire qu'une majorité fragile qui ferait perdurer les divisions nées de la campagne".
Lors de sa réunion du 11 mars 2008, François de Mazières a indiqué qu'il y avait un temps pour la compétition, celui de la campagne, et un temps pour la réconciliation, celui de l'après élection.
Le retrait de la liste de Bertrand Devys fait aujourd'hui qu'il n'y a plus de compétition avec celle de François de Mazières.
La compétition qui subsiste est celle qui oppose François de Mazières à Catherine Nicolas dans des conditions tout à fait normales et à Henry de Lesquen dans des conditions plus discutables mais il faut malheureusement faire avec le personnage.
Si l'on savait revenir à ce véritable enjeu, le ton du blog de Bertrand Devys serait très certainement beaucoup plus modéré.
Un tant soi peu de reprise en main et tout devrait pouvoir s'arranger très rapidement.